« La bandaison, Papa, ça ne se commande pas », chantait Brassens… C’est un raccourci un peu trop direct ! Une chose est certaine, la fonction érectile est sensible et ses dysfonctionnements peuvent avoir des origines diverses. La bonne nouvelle vient des progrès réalisés pour traiter une majorité de ses « pannes », mécaniques ou psychologiques, par des procédés efficaces et sûrs.

L’érection est un processus complexe qui fait intervenir le cerveau, notamment au travers des sens tels que la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher mais aussi directement par la pensée. Les terminaisons nerveuses qui acheminent les informations du cerveau jusqu’aux différentes zones concernées et les vaisseaux sanguins du pénis qui composent entre autres la structure de cet ensemble caverneux et spongieux. Leur dilatation permet l’afflux sanguin qui va permettre l’érection. Il faut ajouter à cette liste les actions des hormones, les maladies cardio-vasculaires…

Détaillons les cas de dysfonctionnement érectile. Et surtout, forts de ces informations, si vous êtes concernés, tournez-vous vers un spécialiste. Point de fatalité, des solutions existent pour être au… garde à vous !

La machine s’est enrayée

Obtenir une érection au bon moment n’est plus chose aisée ? Il faut faire le tour du propriétaire pour savoir qu’elle en est la cause. Dans une dimension que l’on va nommer « mécanique », la panne peut avoir de nombreuses origines. En premier lieu, le sang et les maladies associées telles que le diabète, l’athérosclérose (durcissement des artères), un AVC, mais aussi la sclérose en plaque, la maladie de Parkinson sont susceptibles de gêner, voire d’empêcher, un fonctionnement érectile satisfaisant.
Côté hormones, la testostérone en trop faible quantité est un frein. Ce manque peut provenir d’un hypogonadisme (baisse des taux de testostérone) et bien sûr d’une andropause plus ou moins précoce… car il n’y a pas d’âge pour les troubles érectiles.

Malheureusement, certains traitements, pour des pathologies parfois lourdes, ont des effets secondaires comme… le trouble de l’érection ! C’est également le cas de certaines molécules qui traitent les dépressions.

C’est dans la tête

L’homme aussi est un être sensible parfois même fragile ! Son psychisme peut, en cas de forts bouleversements (peine de cœur, problèmes professionnels, décès d’un proche…) ou simplement par timidité, enraillé la meilleure des mécaniques !

Force est de constater que, des plus jeunes jusqu’aux plus matures, certains hommes sont victimes de la course à l’exploit. Largement diffusés sur Internet, les acrobaties et les « calibres » des acteurs de films pornographiques complexent profondément une partie de leur public.

Traiter le mâle !

Il existe toute une variété de traitements, selon la cause de la dysfonction érectile.

Dans le cas d’un effet secondaire lié à un traitement, il faut consulter votre médecin pour voir avec lui si un médicament de substitution existe et si ce dernier n’entrainerait pas les mêmes troubles.

Côté hormones, des traitements de substitution sont proposés par voie orale quand on ne peut pas rééquilibrer les taux.

Pour certaines défaillances physiques, comme parfois psychiques, des traitements sous forme de comprimés existent. Il est aussi possible de recevoir les injections dans le pénis juste avant « l’acte ». Enfin, l’insertion dans l’urètre d’une pastille renfermant une hormone, qui fait se relâcher les muscles et permet une meilleure circulation sanguine, est aussi une solution.

D’autres solutions sont possibles comme les pompes péniennes, la chirurgie et les implants péniens.

Tous les hommes tombent en panne !

Il faut impérativement dédramatiser. La plupart des hommes ont de brefs épisodes de troubles érectiles à un moment ou à un autre de leur vie. Environ 40 % d’entre eux, passé 40 ans, sont touchés par un dysfonctionnement persistant.

Pour les traitements passagers, il existe aujourd’hui plusieurs médicaments que vous pouvez prendre avant une relation sexuelle et qui vous permettront de vivre une sexualité spontanée.
Ces médicaments ont eux-mêmes des effets indésirables ou peuvent être proscrits pour certains hommes. Mieux vaut en parler à un médecin.

Contrairement à certaines idées reçues, vous ne risquez pas de priapisme ou d’érections intempestives avec ces cachets (le plus célèbre est bleu !). En cas d’érection prolongée au-delà de 4 heures, il faut cependant consulter rapidement.

Faites du sport !

L’activité sexuelle, et donc l’érection, est très sensible à votre forme. Si vous pratiquez un minimum d’exercices physiques, vous serez en forme… de partout !

Un homme en surpoids important et inactif à 2,5 fois plus de risques de dysfonctionnement érectile.

Le tabac, à long terme, apporte les mêmes conséquences.

Enfin, l’abus ponctuel d’alcool ou l’alcoolisme chronique sont des ennemis de l’érection.

Dans tous les cas, c’est la complicité avec votre partenaire qui sera le meilleur moyen de vous raidir de plaisir !