Qui est concerné ?

Avec plus de 11 600 nouveaux cas estimés en France en 2011, les lymphomes non hodgkiniens se situent au 5ème rang des cancers les plus fréquents. Ils touchent un peu plus souvent les hommes (54 %) et s’observent à tout âge, y compris chez l’enfant et l’adolescent, mais avec une fréquence accrue après 60-65 ans.

Symptômes

  • Le symptôme le plus souvent constaté est un gonflement des ganglions lymphatiques au cou, à l’aisselle ou à l’aine. Indolores normalement, les ganglions enflés peuvent entrainer une gène voire une douleur par l’exercice d’une pression sur les tissus ou organes voisins.
    Il arrive couramment que les ganglions lymphatiques soient enflés, et cela peut être causé par d’autres problèmes de santé, comme une infection ou la grippe. Cependant, ces ganglions sont généralement de petite taille. S’ils sont enflés à cause d’une infection, ils pourraient être sensibles ou douloureux ;
  • éruption cutanée ou peau qui démange (prurit) ;
  • fatigue inexpliquée

 

Certains symptômes du lymphome non hodgkinien sont généralisés et concernent tout le corps notamment quand la maladie à déjà avancée :

  • fièvre inexpliquée avec une température supérieure à 38 °C, sans cause apparente, qui peut durer des semaines ;
  • sueurs nocturnes importantes entrainant une transpiration tellement abondante que les vêtements de nuit ou les draps sont mouillés et pourraient devoir être changés ;
  • perte de poids inexpliquée pouvant atteindre une perte de plus de 10 % du poids corporel sur une période de 6 mois.

 Le lymphome non hodgkinien peut causer des symptômes selon la partie du corps affectée.

 Si le lymphome non hodgkinien affecte le thorax, la personne peut avoir :

  • un essoufflement ;
  • une toux.

Si le lymphome non hodgkinien affecte l’abdomen, la personne peut avoir :

  • de la difficulté à digérer ;
  • une masse ou une enflure à l’abdomen ;
  • une sensibilité, une douleur ou un inconfort abdominal ;
  • des nausées ou des vomissements ;
  • une perte d’appétit ;
  • la rate ou le foie enflé ;
  • de l’anémie, à cause d’un saignement chronique dans le tube digestif (tractus gastro-intestinal), comme dans l’estomac ou l’intestin.

Si le lymphome non hodgkinien affecte le cerveau (lymphome au SNC), les symptômes possibles sont :

  • des maux de tête ;
  • de la difficulté à penser ;
  • de la difficulté à bouger certaines parties de son corps ;
  • des changements de personnalité ;
  • des crises d’épilepsie.

Si le lymphome non hodgkinien affecte la moelle osseuse, la personne peut souffrir :

  • des cellules sanguines dont le nombre est bas ;
  • des infections constantes ou récurrentes ;
  • des saignements ou des ecchymoses plus fréquentes.

Traitements

Les lymphomes réagissent souvent très bien au traitement. Les options de traitement dépendent du diagnostic et de l’évolution de la maladie. Une observation vigilante peut suffire si l’évolution de la maladie est lente.

Chimiothérapie

Les agents chimio-thérapeutiques employés dépendent du type de lymphome non hodgkinien et de son stade.

Thérapie biologique

On peut administrer une thérapie biologique pour traiter certains lymphomes non hodgkinien ou l’associer à une chimiothérapie.

Radiothérapie

 Une radiothérapie externe peut traiter des régions affectées par un lymphome précoce localisé. Elle peut être aussi associer à une chimiothérapie.

Chirurgie

 La chirurgie permet d’enlever un ganglion lymphatique en partie ou en totalité (biopsie) en vue de diagnostiquer un lymphome. On fait rarement une chirurgie plus étendue pour traiter le lymphome non hodgkinien. On pourrait enlever la rate (splénectomie) dans certains cas.

Greffe de cellules souches

Une greffe de cellules souches (GCS) est possible dans certains cas, comme lorsque le lymphome réapparaît après avoir été traité ou qu’il ne réagit plus au traitement.

Il est important d’avoir régulièrement des visites de suivi, en particulier au cours des 2 premières années qui suivent le traitement puisque c’est à ce moment-là que le risque de récidive est le plus élevé.