Toutes les armes aujourd’hui à votre disposition contre la cellulite ont en commun de ne pas éradiquer définitivement le problème. Selon le choix des armes, le résultat peut être plus ou moins spectaculaire, rapide, pérenne et bien entendu plus ou moins accessible côté tarifs !

Traitement par ondes et massages profonds

Le traitement de la cellulite à l’aide d’appareils qui combinent l’action d’ondes infrarouges, de radiofréquences ou de laser dirigées sur la peau avec un massage en profondeur des tissus semble le plus prometteur. Appuyés sur la peau, des appareils, spécifiquement développés pour ça, exercent un massage vigoureux par succion à l’aide de rouleaux compresseurs.

On dit que les ondes aideraient à dissoudre les amas de graisse par un effet de chaleur. Or, il semble que l’atténuation de la cellulite soit plutôt provoquée par une réaction inflammatoire qui crée une légère enflure des tissus sous la peau. Certains lasers sont plus pénétrants que d’autres et stimulent la formation du collagène, ce qui améliore en même temps la tonicité de la peau.

Le nombre de traitements proposés est en moyenne de 6 séances, au rythme d’une séance par semaine ou par quinzaine. Le coût d’une séance est variable selon la personne qui prodigue les soins. Certains médecins, certains kinésithérapeutes sont équipés d’appareil anti-cellulite. Des instituts de beauté proposent également des soins.
Selon les experts interrogés, l’amélioration demeure généralement visible de quelques semaines à 3 mois.

 

Vacuothérapie et palper-rouler

Ces techniques sont particulièrement intéressantes dans le traitement de la cellulite ou des oedèmes diffus en désengorgeant les tissus et en activant la circulation locale. Réservées il y a quelques années encore au traitement des cicatrices ou des oedèmes post-opératoires et au savoir-faire de personnels de santé.

La vacuothérapie comme la technique du palper-rouler consistent en l’application de massages en profondeur à l’aide d’une machine. Ces rouleaux retiennent un pli de la peau par succion. Le massage se fait selon un mouvement de va-et-vient de l’appareil sur la peau. Il agirait en créant une enflure (oedème), ce qui rend la peau d’orange moins apparente.

A la base plutôt pratiquée par les kinésithérapeutes, la technique, grâce à différents appareils disponibles sur le marché des instituts esthétique, s’ouvre à des personnes n’ayant pas de formation médicale ou paramédicale. Des appareils individuels et personnels arrivent sur le marché grand public.

Un traitement dure environ 45 minutes et est habituellement répété une à trois fois par semaine durant quelques semaines.

Cette technique tend à être délaissée au profit d’appareils qui émettent aussi des ondes et dont l’effet bienfaisant serait un peu plus long.

 

Crèmes et gels

Les crèmes et les gels anti-cellulite les plus utilisés contiennent des méthylxanthines (théophylline, aminophylline, caféine) ou de la forskoline. Certains fabricants affirment que ces substances réduisent localement la masse adipeuse et stimulent la fragmentation des cellules adipeuses. Cela n’est cependant pas prouvé. Ces préparations agiraient plutôt en provoquant une enflure (oedème) et une bonne hydratation de la peau.

D’autres produits visent à faciliter la circulation sanguine grâce à des extraits de marronnier d’Inde, d’hamamélis et de vigne rouge, par exemple. Leur effet sur la cellulite serait très léger.

On conseille généralement de combiner l’usage des produits topiques avec d’autres approches anti-cellulite notamment par les techniques de massages profonds pour « bouger » les cellules ! Un obstacle important à leur efficacité est en effet leur pénétration. En effet, pour agir sur la cellulite, le produit doit atteindre la couche sous-cutanée. Les fabricants tendent à améliorer cet aspect.

 

Mésothérapie

Cette technique est utilisée depuis de nombreuses années surtout pour des traitements locaux de « pathologies » importantes et souvent douloureuses. La mésothérapie repose sur l’injection d’infimes doses de médicaments, voire d’autres substances actives, sous la peau, au plus près de la région à traiter.

La technique a fait ses preuves dans le cas de problème de santé mais n’a fait l’objet d’aucun essai clinique en matière de traitement anti-cellulite. Les ingrédients entrant dans la composition des produits injectables pour lutter contre la peau d’orange varient : aminophylline, hormones, enzymes, extraits de plantes, vitamines et minéraux, etc… Des effets indésirables peuvent survenir, comme une inflammation importante de la peau, une douleur, des rougeurs voire une nécrose des tissus. Des cicatrices largement plus disgracieuses que la cellulite peuvent alors persister.

Une variante de la mésothérapie s’appelle la lipolyse et repose sur l’injection de déoxycholate ou de phosphatodylcholine sous la peau, à un centimètre de profondeur. Ces produits détruisent les cellules adipeuses autour des points d’injection. Ils peuvent également provoquer une forte réaction inflammatoire.

 

Chirurgie plastique

Outre le fait que cela repose sur un véritable acte chirurgical et les risques qui y sont associés, le coût d’une intervention esthétique ajoute un frein. Le chirurgien peut proposer un « redrapage » cutané des cuisses (pour simplifier on peut caricaturer en un lifting des cuisses), pour étirer la peau, peut enlever une partie de la cellulite. Cette intervention laisse toutefois des cicatrices à l’aine, sur les cuisses ou à la taille.

Dans le cas d’une liposuccion ayant laissée des traces (sillons) sur les zones traitées, une auto-greffe de gras peut être préconisée. Elle va atténuer les sillons et dans la même logique les trous de cellulite. La greffe se fait par injection de graisse, aspirée dans la région du ventre.
Attention aux propositions de liposuccion traditionnelle. Elle n’est absolument pas efficace contre la cellulite mais peut au contraire ajouter aux trous de la cellulite, des sillons sous la peau. En revanche, une méthode de micro-liposuccion a été développée et semble améliorer l’apparence des zones très marquées par la cellulite.