Qui est concerné ?

La gastro-entérite n’épargne personne ! C’est une maladie très présente en hiver sur l’ensemble du territoire. Les médias généralistes communiquent généralement sur la maladie quand un pic épidémiologique survient.
Pour un adulte en bonne santé, la gastro-entérite aiguë est souvent un moment peu agréable mais ce n’est pas une pathologie grave. En revanche, lorsque la « gastro » touche les nourrissons, les personnes âgées ou les personnes fragilisés par des maladies chroniques lourdes, il faut être vigilant.
Les vomissements et/ou diarrhées, que la maladie provoque, peuvent, souvent plus rapidement qu’on ne le pense, entraîner une déshydratation, parfois sévère. La perte d’eau est très importante et les plus petits comme les plus âgés n’arrivent pas à boire suffisamment pour compenser la déshydratation. Une consultation médicale s’impose très rapidement. Le médecin traitant pourra prendre la décision d’une courte hospitalisation pour réhydrater le patient par une perfusion.

La gastro-entérite est très contagieuse ! On parle d’épidémie et c’est fondé ! Les modes de transmissions principaux sont :

  • la salive et les postillons ;
  • les selles et le manque d’hygiène qui y est associé (lavages de mains réguliers, nettoyage des surfaces « contaminables ».

Symptômes

En général, la gastro-entérite provoque des vomissements ou une diarrhée voire les deux à la fois, qui peuvent être accompagnés des maux de tête et d’un peu de fièvre.

Une diarrhée aiguë concerne les personnes allant plus de trois fois aux toilettes par jour. Les selles étant très liquides et abondantes.

 

Traitements

Il n’y a pas de traitement ciblé contre les virus de la « gastro ». Votre médecin peut vous proposer d’être patient, de vous reposer le plus possible et de boire, par petite quantité, le plus souvent possible. Il est conseillé de ne manger que si l’on a vraiment faim et si on en a envie. Il faut alors privilégier des pâtes, du riz, des pommes de terres et des carottes cuites. Evitez le beurre et l’huile. Vous pouvez aussi manger des bananes. La sagesse populaire veut que boire un célèbre soda en canettes rouges serait bénéfique, sous réserve de chasser les bulles avec une cuiller. En un ou deux jours, vous pourrez être sur pieds.

Il existe cependant des médicaments, délivrés sous ordonnance ou non, selon leur dosage en particulier, qui permettent de limiter les contraintes. Il s’agit d’anti-vomitifs, d’anti-diarrhéiques, voire de certains « nettoyants » intestinaux. Ils peuvent être utiles si vous ne pouvez pas rester alité. Tous les médecins ne sont pas pour entraver l’élimination naturelle du virus…

Le meilleur traitement reste la prévention ! En contact avec un malade, il faut se laver les mains le plus souvent possible et obligatoirement avant de préparer un repas, avant de manger, en sortant des toilettes…

Désinfectez les toilettes après chaque passage avec de l’eau de javel ou un autre produit nettoyant.