En progression de 1,7 % en 2014 par rapport à 2013, la collecte des Médicaments Non Utilisés (MNU) enregistre un bon résultat. Cette évolution s’explique notamment par une implication toujours plus forte des citoyens et des pharmaciens. Une plus grande fidélisation des consommateurs à ce geste éco-citoyen et la dynamique plus importante du tri sélectif des déchets en général expliquent également cette performance.

Pour 2014, 15 465 tonnes de MNU ont été collectées par les pharmacies françaises et regroupées par les grossistes répartiteurs avant leur valorisation à des fins énergétiques. Le tonnage réel des MNU avec le poids des cartons et des produits de parapharmacie soustraits atteint 12 056 tonnes, soit une progression de +1,7% par rapport à 2013.

La valorisation énergétique de ces MNU est réalisée dans 55 unités de valorisation pour éliminer dans le respect de l’environnement et récupérer l’énergie sous forme de chaleur et/ou d’électricité.

« Les médicaments sont utiles, ne les rendons pas nuisibles »

L’étude menée par BVA (février 2015) révèle que 80 % de nos concitoyens déclarent rapporter leurs MNU chez le pharmacien dont 69 % le font «toujours », ce qui montre une fidélisation accrue de ce « réflexe » auprès d’une grande partie de la population. Ce sont surtout les plus de 50 ans et les femmes qui ont adopté ce geste éco-citoyen, d’autant que ce sont eux qui gèrent l’armoire à pharmacie. La protection de l’environnement est très bien perçue (91 %) en mettant en évidence que le dispositif permet d’éviter les rejets médicamenteux dans la nature : décharge, eaux de surface et souterraines. L’adhésion à la valeur de la sécurité sanitaire pour prévenir les accidents domestiques est également forte (84 %).

Le gisement en masse annuel des MNU était de 357 g/hab/an en 2012 ; il est de 291 grammes par habitant et par an en 2014, ce qui révèle une baisse très significative. Parmi les facteurs explicatifs : la baisse de la consommation des médicaments, la baisse des prescriptions, les campagnes sur le bon usage faites par les autorités et les professionnels de santé pour sensibiliser les patients à une bonne observance.

Grâce à la synergie entre l’information de proximité délivrée par le pharmacien d’officine et les campagnes d’informations vers le grand public, le « réflexe Cyclamed » s’ancre de plus en plus parmi nos gestes écocitoyens en faveur de la protection de l’environnement et de la santé publique.

Source : Cyclamed

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