Qui est concerné ?

Près de 75 % des cancers du sein sont diagnostiqués entre 50 ans et 69 ans. À partir de 50 ans, un examen médical des seins tous les ans ainsi qu’une mammographie tous les deux ans sont conseillés. La majorité des femmes se fait surveiller mais trop de femmes ne le font pas régulièrement.

Le cancer du sein est la 1ère cause de mortalité par cancer chez la femme : plus de 11 000 décès par an en France.

Dépisté tôt, un cancer du sein a toutes les chances d’être guéri.

Les causes du cancer du sein ne sont actuellement pas connues. Néanmoins, il existe plusieurs types de facteurs de risque dont l’âge. Près de 75 % des cas de cancer du sein surviennent après 50 ans.
D’autres facteurs de risque ont été identifiés : 1ères règles précoces, ménopause tardive, absence de grossesse ou grossesse tardive…
Enfin, un petit nombre de cancers du sein sont liés à des facteurs familiaux ou génétiques

Symptômes

  • Premier signe le plus courant : masse dans un sein

C’est habituellement la femme même qui découvre la masse.
On l’observe parfois lors d’une mammographie de dépistage avant même qu’on puisse la sentir au toucher.
La masse est constamment présente et ne rétrécit pas ou ne disparaît pas au cours du cycle menstruel.
On peut avoir l’impression qu’elle est fixée à la peau ou à la paroi thoracique et qu’il est impossible de la déplacer.
La masse peut sembler dure, de forme irrégulière et très différente du reste du tissu mammaire.
Elle peut être sensible mais en général non douloureuse.
La douleur est plus souvent le symptôme d’une affection non cancéreuse (bénigne), mais il est recommandé de consulter un médecin.

  • masse à l’aisselle

La présence de petites masses dures à l’aisselle signifie parfois qu’un cancer du sein s’est propagé aux ganglions lymphatiques. Bien que ces masses soient souvent indolores, elles peuvent être sensibles.

  • changement de la taille ou de la forme du sein
  • changement de la peau du sein

– La peau du sein peut devenir capitonnée ou plissée. Lorsque la peau s’épaissit et devient capitonnée, on parle parfois de peau d’orange.
– La rougeur, l’enflure et une chaleur accrue (signes faisant croire à une infection) peuvent être signes d’un cancer inflammatoire du sein.
– Un sein ou un mamelon qui démange peut être signe de cancer inflammatoire du sein.
– Il arrive souvent que les démangeaisons ne soient pas soulagées par les onguents, crèmes et autres médicaments.

  • changement du mamelon

– Les mamelons de certaines personnes pointent toujours vers l’intérieur (mamelons inversés). Des mamelons normaux qui s’inversent soudainement devraient être examinés par un médecin.
– Un écoulement des mamelons peut être causé par de nombreuses affections, la plupart non cancéreuses (bénignes).
– L’écoulement d’un seul mamelon peut être signe de cancer du sein, en particulier s’il se manifeste sans qu’il n’y ait de compression du mamelon (spontané) et s’il est sanguinolent.
– La formation de croûtes ou d’ulcères ou la peau qui pèle sur le mamelon peut être signe de certains types rares de cancer du sein comme la maladie de Paget du mamelon.

Des symptômes tardifs peuvent également vous alerter.
Les symptômes tardifs se manifestent quand la masse cancéreuse grossit ou se propage vers d’autres parties du corps, dont d’autres organes :

  • douleur osseuse ;
  • nausées ;
  • perte d’appétit ;
  • perte de poids ;
  • jaunisse ;
  • accumulation de liquide autour des poumons provoquant un essoufflement, une toux ;
  • maux de tête ;
  • vision double;
  • faiblesse musculaire.

Traitements

Les décisions relatives au traitement du cancer du sein se basent sur les éléments suivants :

  • stade du cancer du sein ;
  • ménopause ;
  • statut des récepteurs hormonaux du cancer ;
  • statut du cancer ;
  • risque de récidive (dans le cas du cancer du sein précoce) ;
  • état de santé global de la femme ;
  • décision de la patiente au regard des contraintes de certains traitements.

Options de traitement du cancer du sein

  • Chirurgie

Dans la plupart des cas, on permet à la femme de choisir le type de chirurgie mammaire qu’elle préfère :

– chirurgie mammaire conservatrice, suivie d’une radiothérapie ;
– mastectomie.

On peut pratiquer d’autres interventions chirurgicales dont celles-ci :

– évidement ganglionnaire axillaire ;
– biopsie du ganglion sentinelle.

  • Radiothérapie

On administre toujours une radiothérapie externe après une chirurgie mammaire conservatrice. On l’administre aussi parfois après une mastectomie.
On peut proposer une radiothérapie systémique aux femmes atteintes d’un cancer du sein qui s’est propagé sur de grandes surfaces osseuses (métastases osseuses).

  • Chimiothérapie

On offre une chimiothérapie pour traiter un cancer du sein qui est :
– précoce mais dont le risque de récidive est élevé ;
– localement avancé, avancé ou récidivant.

Le choix des agents chimio-thérapeutiques dépend du stade du cancer du sein.
La chimiothérapie peut comprendre une association de médicaments ou l’administration d’un seul médicament.

  • Hormonothérapie

On propose une hormonothérapie pour traiter un cancer du sein qui est soit :
– de stade précoce et dont le risque de récidive est faible ;
– localement avancé, avancé ou récidivant.

Le type d’hormonothérapie proposé dépend de la présence ou non de la ménopause.

  • Thérapie biologique

Le type de médicament biologique proposé dépend du statut du cancer du sein.
On peut proposer des facteurs de stimulation des colonies pour atténuer les effets secondaires de la chimiothérapie.

  • Bisphosphonates

On peut proposer des bisphosphonates pour traiter les métastases osseuses.

  • Suivi après le traitement

Il est important d’avoir régulièrement des visites de suivi, en particulier au cours des 5 premières années qui suivent le traitement.