Facteurs de risques

Certains facteurs peuvent accroître la possibilité qu’un homme soit un jour atteint d’un cancer du sein.

L’âge

Le risque de développer un cancer du sein pour un homme augmente avec l’âge. Le cancer du sein est plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes de plus de 60 ans.

Des antécédents familiaux de cancer du sein

Les hommes dont un parent proche, tant homme que femme, a eu un cancer du sein risquent davantage d’être atteints de cette maladie. Le risque augmente en fonction du nombre de parents proches concernés par ce cancer.

Une prédisposition génétique

Environ 15 % des cancers du sein chez l’homme sont liés à une mutation héritée du gène BRCA2.

Le syndrome de Klinefelter

C’est un trouble (génétique) héréditaire très rare. Chez l’homme atteint de ce syndrome, le taux d’androgènes est bas et le taux d’oestrogène est élevé : ils sont tous deux liés à un risque accru de cancer du sein.

Une exposition aux rayonnements

Une exposition antérieure aux rayonnements, en particulier du thorax, accroît le risque de cancer du sein chez l’homme.

La cirrhose du foie

Un foie endommagé par la cirrhose fait augmenter le taux d’oestrogène et baisser le taux d’androgènes, qui sont tous deux liés à un risque accru de cancer du sein.

Autres facteurs de risque possibles

Un certain lien a été établi entre les facteurs qui suivent et le cancer du sein chez l’homme. Le manque d’études au sujet de ces facteurs ne permet cependant pas de dire qu’ils sont des facteurs de risque connus :

  • la gynécomastie (développement exagéré des seins chez l’homme) ;
  • l’obésité ;
  • la consommation d’alcool ;
  • les problèmes au niveau des testicules : testicule non descendu (cryptorchidie),  ablation d’un testicule ou des deux (orchidectomie), oreillons à l’âge adulte ;
  • une exposition professionnelle : aciérie, haut fourneau, laminoir, vapeurs d’essence et gaz d’échappement.

La plupart des hommes atteints d’un cancer du sein ont un carcinome canalaire infiltrant. Les autres types de cancer du sein sont très rares.

Les symptômes, l’évolution de la maladie et la prise en charge d’un carcinome canalaire infiltrant (diagnostic, traitement, suivi) sont sensiblement identiques chez l’homme et chez la femme.