Qui est concerné ?

Le cancer du rein touche un nombre croissant de personnes (de 1978 à 2000, en France, le nombre de nouveaux cas par an a augmenté de 2,7 % chez l’homme et de 3,7 % chez la femme). Cela s’explique, d’une part, par le vieillissement de la population, puisque ce cancer survient surtout chez les personnes de plus de 60 ans et, d’autre part, par l’amélioration des techniques de diagnostic qui mettent en évidence les pathologies.

Chaque année, environ 8 000 nouveaux cas de cancer du rein sont diagnostiqués en France. Ce n’est toutefois pas un cancer très fréquent puisqu’il représente 3 % de l’ensemble des nouveaux cas de cancer recensés tous les ans dans notre pays.

Par sa fréquence, il se situe au septième rang chez l’homme et au neuvième rang chez la femme.

Le cancer du rein survient rarement chez les personnes jeunes. Au moment du diagnostic, plus de 80 % des patients ont un âge supérieur à 50 ans. En 2000, l’âge médian lors du diagnostic était ainsi de 67 ans chez l’homme et de 70 ans chez la femme. Aujourd’hui, la moyenne est de 65 ans et deux patients sur trois sont des hommes.

Symptômes

Il est possible que le cancer du rein ne cause pas de symptômes aux premiers stades de la maladie. Comme les reins sont faits de peu de nerfs, une tumeur peut se développer sans causer de douleur ou d’inconfort. De plus, les reins sont logés en profondeur dans le corps, cela signifie qu’une tumeur a de l’espace pour se développer avant d’être détectée. Souvent, les premiers symptômes sont liés à l’accroissement de la tumeur qui contamine les tissus et organes voisins.

Pour la plupart des personnes atteintes d’un cancer du rein, la maladie est diagnostiquée à un stade avancé. Près du tiers des diagnostics se fait « par hasard » au cours d’une échographie ou d’une radiographique effectuées pour d’autres raisons que la recherche d’un cancer du rein.

Les symptômes du cancer du rein sont les suivants :

  • présence de sang dans les urines (hématurie) ;
  • douleur dans la région du dos et du côté de l’abdomen ;
  • masse qu’on peut palper dans l’abdomen ;
  • hausse de la pression artérielle (hypertension) ;
  • fatigue, pâleur et malaise engendrés par une baisse du nombre de globules rouges (anémie) ;
  • taux de calcium sanguin élevé (hypercalcémie) ;
  • fièvre ;
  • sueurs nocturnes ;
  • perte de poids ;
  • perte de l’appétit ;
  • accumulation anormale de protéines dans les organes et tissus du corps (amyloïdose) ;
  • hausse du nombre de globules rouges ;
  • enflure des jambes et des chevilles (oedèmes).

Plus rarement, les symptômes du cancer du rein sont :

  • chez l’homme âgé

Une grosse veine visible et enflée (varicocèle) au scrotum. Ce signe apparaît habituellement assez soudainement ou rapidement. Elle est causée par une grosse tumeur au rein qui s’est développée dans la veine rénale et a modifié le débit sanguin dans la veine spermatique

  • un syndrome de Stauffer

Tests de la fonction hépatique anormaux en l’absence d’une tumeur ou d’une maladie du foie

Traitement 

Chaque cancer étant un cas particulier, les spécialistes du cancer établissent des plans de traitement. Ils sont conçus de façon à répondre aux besoins uniques de chaque personne. Pour établir chaque plan, il faut précisément évaluer :

  • le stade du cancer du rein
  • si la personne a un ou deux reins fonctionnels
  • la présence du cancer dans un rein ou dans les deux
  • le type de cancer du rein
  • l’état de santé global du patient

Afin de traiter un cancer du rein il est possible de pratiquer :

  • une chirurgie

La chirurgie est le traitement principal du cancer du rein.
On fait une néphrectomie radicale pour essayer d’enlever complètement une tumeur précoce qui affecte le rein.
On fait une néphrectomie partielle dans certains cas pour conserver le tissu normal et la fonction normale du rein.
La chirurgie palliative peut servir à atténuer la douleur ou les symptômes d’un cancer du rein de stade avancé.

  • un traitement ciblé

On a recours au traitement ciblé en présence d’un cancer du rein métastatique ou récidivant ou bien d’un cancer du rein qui est trop avancé pour être enlevé par chirurgie.
Le type de traitement ciblé employé dépend du type de cancer du rein, du niveau de risque et de tout agent ciblé administré auparavant.

  • une embolisation artérielle

On y a recours pour atténuer la douleur causée par un cancer du rein avancé chez les personnes incapables de subir une chirurgie.
On peut y avoir recours avant la chirurgie, pour réduire le saignement lorsqu’on enlève une grosse tumeur.

  • Radiothérapie

On peut administrer une radiothérapie externe pour soulager la douleur ou maîtriser les symptômes d’un cancer du rein avancé (radiothérapie palliative).

Le suivi après le traitement : il est important d’avoir régulièrement des visites de suivi, en particulier au cours des 3 premières années qui suivent le traitement pour surveiller une possible récidive.