Qui est concerné ?

Si le tabagisme est le plus important des facteurs de risque de cancer du poumon, la maladie touche aussi des non fumeurs. On estime en effet que 15 % des patients atteints d’un cancer pulmonaire n’ont jamais fumé.

Côté facteur de risque, il est bien établi que le tabagisme passif et l’exposition à la pollution au radon jouent un rôle important dans la survenue des cancers pulmonaires des non fumeurs. L’exposition à l’amiante, à la fumée de bois et aux émanations d’huile de cuisine pourraient également constituer un risque. Cependant, l’ensemble de ces facteurs ne permettent d’expliquer que la moitié des cas de cancers pulmonaires diagnostiqués chez des non fumeurs.

Symptômes

Un cancer du poumon peut entrainer l’apparition de symptômes tels que :

  • une toux qui s’intensifie ou qui ne disparaît pas ;
  • une douleur thoracique qui est constante et qui s’intensifie quand on respire profondément ou que l’on tousse ;
  • des expectorations sanguinolentes (matières expulsées des poumons en toussant) ;
  • un essoufflement ;
  • une respiration sifflante ;
  • des bronchites ou pneumonies à répétition ;
  • une fatigue inhabituelle et durable ;
  • une voix enrouée ;
  • une perte d’appétit ;
  • une perte de poids ;
  • un poumon affaissé (pneumothorax) ;
  • une douleur importante à l’épaule provoquée par une tumeur qui exerce une pression sur un nerf ;
  • une douleur importante à l’épaule, des problèmes avec un œil, un affaissement ou une faiblesse de la paupière, des pupilles rétrécies, une diminution ou une absence de transpiration du côté affecté du visage (ces symptômes sont tous présents ou en partie dans le cas d’un syndrome de Horner) 

Un cancer du poumon qui n’est pas diagnostiqué peut grossir et provoquer des d’autres symptômes :

  • l’accumulation de liquide autour des poumons (épanchement pleural)
  • des douleurs osseuses
  • une jaunisse
  • une difficulté à avaler
  • un syndrome de compression de la veine cave supérieure
  • des changements neurologiques
  • une faiblesse générale
  • des maux de tête
  • l’engourdissement d’un membre
  • des étourdissements
  • l’apparition de crises d’épilepsie
  • l’enflure des ganglions lymphatiques situés dans le cou ou au-dessus de la clavicule

 Enfin, il arrive que des cellules cancéreuses libèrent des substances qui vont gêner le fonctionnement normal de l’organe touché mais également s’attaquer aux tissus ou organes voisins. Cela se nomme un syndrome paranéoplasique. Il peut prendre deux formes :

– l’hypocalcémie. C’est à dire est un trouble caractérisé par une quantité de calcium sanguin plus élevée qu’à la normale. Les symptômes sont alors  :

une faiblesse ;
un manque de coordination ;
des changements à la fonction mentale ;
une hausse de la pression artérielle ;
des nausées et vomissements.

– l’ostéoarthropathie hypertrophiante. Elle entraine des symptômes comme :

croissance accrue et parfois douloureuse de certains os, en particulier ceux du bout des doigts ;
des doigts en baguette de tambour – changement de la forme du lit de l’ongle qui peut affecter les doigts et les orteils ;
des douleur et enflure des os et des articulations.

Traitement

Le traitement du cancer du poumon est adapté selon le type de cancer et le stade auquel il a été détecté et peut être :

  • une intervention chirurgicale qui consiste à enlever la tumeur.
    On parle de lobectomie lorsque le chirurgien enlève un lobe de poumon ou de pneumonectomie, lorsque le chirurgien enlève entièrement un poumon.
    L’intervention consiste aussi à enlever les ganglions qui pourraient contenir des cellules cancéreuses.
    Après l’intervention chirurgicale, la récupération peut prendre plusieurs mois. En effet, la zone de poumon enlevée diminue les capacités respiratoires. Un programme de réadaptation pulmonaire peut permettre de retrouver de bonnes capacités respiratoires ;
  • une radiothérapie qui vise à irradier la tumeur avec des rayons qui détruisent les cellules cancéreuses. La radiothérapie peut aussi se pratiquer sur les métastases, au niveau du cerveau ou des os ;
  • une chimiothérapie qui associe plusieurs médicaments anticancéreux. Ils agissent dans l’ensemble du corps sur toutes les cellules cancéreuses, y compris sur celles qui ne sont pas repérables par les examens.