Qui est concerné ?

 Les hommes et femmes de plus de 50 ans sans symptômes apparents ni histoire familiale. En effet, 94 % des cancers colorectaux surviennent après cet âge.

Certaines personnes doivent faire l’objet d’une surveillance particulière :

  • après un premier cancer ou un adénome de plus d’un centimètre ;
  • avec un parent proche (père, mère, frère, sœur, enfant) touché par un cancer de l’intestin avant 65 ans ;
  • avec deux parents atteints de ce même cancer, quel que soit l’âge du diagnostic ;
  • quand une personne est atteinte d’un maladie inflammatoire chronique de l’intestin étendue au moment du diagnostic et évoluant depuis plus de 20 ans ;
  • les membres d’une famille atteinte de Polypose Adénomateuse Familiale (PAF) ( très nombreux polypes sur le tube digestif ) ;
  • les membres d’une famille avec HNPCC (Hereditary Non Polyposis Colorectal Cancer ou cancer colorectal héréditaire non polyposique), syndrome de Lynch

 

Symptômes

Il est possible que le cancer colorectal ne cause aucun signe ni symptôme aux tout premiers stades puisque la cavité abdominale offre beaucoup d’espace pour qu’une tumeur s’y développe. Les symptômes apparaissent souvent lorsque la tumeur provoque un blocage (occlusion) ou une ulcération (lésion) dans le côlon ou le rectum.

Les signes et symptômes du cancer colorectal peuvent aussi être causés par d’autres affections médicales. Il est donc important de consulter un médecin si des symptômes inhabituels se manifestent.

Les signes et symptômes du cancer colorectal sont les suivants :

changement du transit intestinal

  • rétrécissement des selles (causé par un blocage partiel du gros intestin) ;
  • selles rouges, sanguinolentes ;
  • selles noires, poisseuses (méléna)
  • présence de mucus dans les selles ;
  • diarrhée persistante; 
  • constipation persistante ;
  • saignement du rectum entre les défécations ;
  • sensation d’évacuation incomplète de l’intestin ;
  • besoin pressant d’aller à la selle ;

malaise abdominal 

  • douleur ;
  • crampes ;
  • gaz ;
  • ballonnement;
  • sensation de plénitude ;
  • masse parfois sentie dans l’abdomen.

changements digestifs

  • nausées ;
  • vomissements ;
  • perte d’appétit.

fatigue, perte de poids, anémie habituellement causée par un saignement dans l’intestin, fatigue, essoufflement et faiblesse engendrées

occlusion intestinale (blocage)

perforation du gros intestin accompagnée de fièvre et de douleur

faiblesse

infections urinaires fréquentes (causées par la formation d’une fistule ou une perforation dans la vessie)

Les symptômes du cancer colorectal dépendent de l’emplacement de la tumeur dans le côlon ou de sa présence dans le rectum. Un blocage dans le côlon ascendant (côté droit) est peu probable puisque les selles qui se trouvent dans ce segment du côlon sont encore sous forme liquide et peuvent assez facilement contourner une occlusion partielle ou une constriction.

La présence de selles noires et poisseuses, soit le méléna, est habituellement associée aux tumeurs du côlon ascendant.

La présence de sang rouge clair provenant du rectum et mêlé aux selles ou qui les recouvre est plus fréquente dans le cas des tumeurs du côlon descendant (côté gauche) ou du rectum.

symptômes tardifs

Les signes et symptômes tardifs se manifestent quand la masse cancéreuse grossit ou se propage vers d’autres parties du corps, dont d’autres organes. Ce ne sont pas toutes les personnes atteintes d’un cancer colorectal avancé qui éprouveront les signes et symptômes tardifs qui suivent :

  • douleur abdominale intense ;
  • accumulation de liquide dans l’abdomen (ascite) ;
  • enflure du foie (hépatomégalie) ;
  • jaunisse ;
  • enflure des ganglions lymphatiques ;
  • douleur à la hanche ou à la fesse ;
  • difficulté à respirer ;
  • perte d’appétit.

 

Traitements

Il y a 3 formes de traitements possibles en cas de cancer du côlon :

  • la chirurgie ;
  • la radiothérapie ;
  • la chimiothérapie.

Les polypes peuvent être extraits sans intervention chirurgicale. Pour ce faire, l’endoscope est muni d’un dispositif de coupe.

La meilleure façon de prévenir le cancer du côlon est d’éviter les comportements à risque, comme le tabagisme, et d’améliorer son alimentation.

Il a été montré qu’une alimentation à forte teneur en légumes, en fruits et en fibres contribue à prévenir le cancer du côlon. Il se pourrait également que le calcium ait un effet protecteur.

Mais par-dessus tout, lorsqu’il existe des facteurs de risque, il importe de passer des examens de dépistage des polypes. Le risque de cancer du côlon est deux fois plus élevé pour les personnes chez qui des polypes ont déjà été extraits que pour les autres personnes de leur âge. Cependant, ce risque est 8 fois plus élevé que la normale pour les personnes chez qui les polypes restent en place.