Qui est concerné ?

Le cancer du col de l’utérus concerne l’ensemble des femmes depuis l’adolescence. La ménopause ne protège pas contre le cancer du col de l’utérus. Il existe un vaccin destiné aux jeunes filles et aux femmes n’ayant pas eu de rapports sexuels ou peu. Si le vaccin est très efficace, le cancer du col de l’utérus lui concerne bien l’ensemble de la population féminine, à partir de la puberté et jusqu’à la fin de la vie qui n’aurait pas été vaccinée. Le cancer touche en majorité des femmes entre 45 et 55 ans mais on peut voir des femmes beaucoup plus jeunes dès 20 ans, avec souvent des formes agressives.

Symptômes

Des symptômes ne se manifestent pas toujours au cours des phases initiales du cancer du col de l’utérus. Comme pour beaucoup de cancers, les symptômes du cancer de l’utérus ne sont pas spécifiques et peuvent être confondus avec les symptômes identiques liés à d’autres pathologies.

Les symptômes qui peuvent apparaître dans le cas d’un cancer du col de l’utérus :

  • une douleur durant les rapports sexuels ou un saignement après les rapports sexuels ;
  • un écoulement vaginal séreux d’aspect clair ou nauséabond ;
  • une quantité accrue de pertes blanches ;
  • un saignement vaginal anormal ou de petites pertes entre les règles.

Si le cancer du col de l’utérus n’est pas diagnostiqué de façon précoce les tumeurs peuvent grossir voire envahir d’autres organes et entrainer l’apparition d’autres symptômes :

  • une anémie ;
  • une constipation ;
  • une douleur pelvienne ou dorsale ;
  • un essoufflement ;
  • des fuites d’urine
  • l’apparition de sang dans les urines ;
  • une perte de poids non volontaire ;
  • une perte de l’appétit ou une anorexie ;
  • du sang dans les selles.

Traitements

Les options thérapeutiques indiquées dans le cas d’un cancer du col de l’utérus comportent différents types de chirurgie, de la radiothérapie et de la chimiothérapie. Mais également des actions de prévention comme la vaccination.

Les chirurgies

  • La cryochirurgie est un procédé qui consiste à détruire des cellules anormales en les gelant avec de l’azote liquide. Ce type de chirurgie est habituellement pratiqué pour soigner les modifications précancéreuses du col de l’utérus ;
  • La chirurgie au laser emploie un faisceau lumineux à haute énergie pour détruire les cellules anormales. Il permet de détruire les cellules précancéreuses ou cancéreuses. La chirurgie au laser est habituellement pratiquée quand la région du col de l’utérus qui est lésée ne peut être atteinte par la cryochirurgie ;
  • L’excision électro-chirurgicale à l’anse est une technique d’ablation pratiquée au moyen d’une petite boucle de fil fin métallique parcouru par de l’énergie électrique. Le procédé a lieu sous anesthésie locale ;
  • L’hystérectomie est une ablation chirurgicale de l’utérus. Elle est requise quand il s’agit d’un cancer infiltrant (des tumeurs plus évolutives ou plus volumineuses). D’autres organes, comme les ovaires, les trompes de Fallope, les ganglions lymphatiques et des parties du vagin peuvent aussi être retirés en même temps.
    Il y a différents types d’hystérectomie :

– l’hystérectomie totale qui consiste à extraire le col utérin et l’utérus ;
– l’hystérectomie radicale qui comporte l’extraction du col utérin, de l’utérus, de la partie supérieure du vagin, de tissus de soutien et des ganglions lymphatiques atteints.

 Radiothérapie

La radiothérapie fait appel à l’usage de rayonnements de haute énergie, à des particules ou à des éléments radioactifs pour détruire les cellules cancéreuses localisées dans une région du corps. La radiothérapie vise à tuer les cellules cancéreuses tout en ménageant les cellules normales avoisinantes.

Chimiothérapie


La chimiothérapie peut s’employer en association avec la radiothérapie. La chimiothérapie comporte au moins 1 médicament anticancéreux qui empêche les cellules cancéreuses de se diviser et de se reproduire. Elle peut s’employer dans le traitement d’un cancer métastatique (qui se propage à d’autres organes) et des tumeurs récidivantes.

Prévention


Les femmes peuvent réduire au minimum leur risque de cancer du col utérin en évitant de contracter une infection par le virus du papillome humain (VPH). Le virus est le plus couramment transmis par un contact sexuel et au cours de rapports sexuels. En utilisant un préservatif, vous réduirez le risque d’une infection par le VPH.

Quand une femme qui a l’habitude de fumer renonce au tabac, elle diminue son risque de cancer du col utérin.

La vaccination est une autre façon de prévenir le cancer du col utérin. La première vaccination au monde contre le VPH a été approuvée au Canada et aux États-Unis en 2006. La vaccination confère une immunisation contre 4 types de VPH différents. On estime que 2 de ces types de VPH causent 70 % des cas de cancer du col utérin.

Étant donné que le vaccin est plus efficace pour les femmes qui n’ont pas encore été exposées au VPH, il est préférable que les femmes le reçoivent avant qu’elles n’amorcent leur vie sexuelle. Mais les femmes qui ont déjà une vie sexuelle active peuvent aussi tirer profit des bienfaits du vaccin si elles n’ont pas encore contracté le VPH. La vaccination est donnée en 3 doses au cours d’une période de 6 mois.

Attendu que le vaccin ne confère pas une protection contre tous les types de VPH susceptibles de causer un cancer du col utérin, il est indispensable qu’un frottis soit régulièrement effectué pour prévenir une maladie causée par une infection par le VPH.

La quasi-totalité des cancers du col de l’utérus sont des carcinomes, c’est-à-dire des cancers qui naissent au niveau de l’épithélium du col de l’utérus.

Ces carcinomes se divisent en deux groupes :

les carcinomes épidermoïdes : ils se développent à partir de l’épithélium malpighien de l’exocol. Ils représentent environ 85 % des carcinomes du col de l’utérus ;
les adénocarcinomes : ils se développent à partir de l’épithélium glandulaire de l’endocol. Ils représentent environ 15 % des carcinomes du col de l’utérus.

Il existe d’autres formes de cancers du col de l’utérus comme le sarcome, le mélanome ou le lymphome. Très rares, ces formes requièrent une prise en charge spécifique.