Qui est concerné ?

La maladie est presque deux fois plus fréquente chez les hommes que chez les femmes. Elle est majoritairement diagnostiquée chez des personnes âgées de 60 à 70 ans.

Lorsque le cancer gastrique a été diagnostiqué, en général chez des personnes âgées de plus de 65 ans et plus souvent chez les hommes, le taux de mortalité à cinq ans atteint le chiffre important de 75 %.

Car si d’énormes progrès thérapeutiques ont récemment été réalisés, la maladie est grave, notamment parce qu’elle est souvent diagnostiquée à des stades relativement avancés.

À l’échelle mondiale, le cancer de l’estomac est très fréquent et reste la seconde cause de mortalité par cancer. Dans les pays industrialisés, l’incidence des cancers gastriques est en diminution.

 

Symptômes

Aux stades précoces de la maladie, les cancers de l’estomac entraînent peu de symptômes. De plus, les premières manifestations ressenties par les patients sont assez banales. Souvent, ils les supportent sans leur prêter attention. C’est la raison pour laquelle les cancers de l’estomac sont fréquemment diagnostiqués tardivement.

Les premiers symptômes associés à un cancer de l’estomac sont :

  • des sensations de brûlures et de douleurs gastriques ;
  • de ballonnements et de digestion ralentie après les repas ;
  • une perte d’appétit ;
  • des nausées ou des vomissements ;
  • des diarrhées ;
  • un amaigrissement ;
  • une fatigue ;
  • une pâleur ;
  • parfois un peu de fièvre.

La persistance de tels symptômes doit conduire à consulter. La présence de sang dans les selles ou les vomissements sont rares, mais cela peut se produire. Ce sont aussi des signaux d’alerte importants.

Lorsque la maladie est déjà évoluée, une masse peut être palpée au niveau de l’estomac et les ganglions localisés sous la clavicule gauche ainsi que le foie peuvent être gonflés.

 

Traitements

La chirurgie est la principale méthode de traitement des cancers de l’estomac. Elle est parfois associée à une radiothérapie ou à une chimiothérapie. La stratégie choisie dépend de la nature, de la localisation et de la taille de la tumeur, ainsi que de l’état général du patient.

La chirurgie des cancers gastriques passe par l’ablation de la tumeur et d’une portion plus ou moins grande de l’estomac. On parle de gastrectomie.

La gastrectomie est dite « partielle » lorsque seule la tumeur et une marge de tissu sain avoisinant sont retirées. Elle est dite « totale » si l’estomac doit être entièrement enlevé. Dans ce cas, le chirurgien rétablit la continuité du tube digestif en raccordant l’œsophage au duodénum (la première partie de l’intestin).

La gastrectomie est souvent associée à un curage ganglionnaire, c’est-à-dire à l’ablation des ganglions lymphatiques situés à proximité de l’estomac. Ces ganglions seront analysés afin d’y déceler la présence éventuelle de cellules tumorales qui se seraient échappées de la tumeur primaire. Si tel est le cas, le risque de métastases est important et la prise en charge du patient doit en tenir compte.

La radiothérapie des cancers gastriques est principalement administrée en complément de la chirurgie, lorsqu’il existe un risque de récidive locale.