Le cancer de l’endomètre, appelé aussi cancer du corps utérin, est le cancer qui se développe à partir de l’endomètre qui est le tissu de l’utérus.

Il ne doit pas être confondu avec le cancer du col de l’utérus.

Qui est concerné ?

Le cancer de l’endomètre touche les femmes ménauposées.

Celui du col de l’utérus touche lui les femmes jeunes et est associé à une infection génitale par un virus transmis sexuellement, l’HPV (Human Papilloma Virus).

Le cancer de l’endomètre est plutôt un cancer de bon pronostic. Souvent découvert précocement lors d’un bilan de saignement utérin chez une femme ménopausée, la tumeur est très fréquemment accessible à un traitement chirurgical curatif. Lorsqu’il est diagnostiqué à un stade plus avancé, les traitements utilisés comportent la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie ou l’hormonothérapie. Ces deux dernières thérapies sont le plus souvent appliquées lorsqu’un traitement curatif ne peut pas être envisagé.

Symptômes

Chez les femmes qui sont menstruées : des pertes vaginales sanguines entre les périodes menstruelles ou des menstruations abondantes ou prolongées.

Chez les femmes en post-ménopause : des pertes sanguines vaginales.
Attention. Comme ce cancer se déclare parfois au moment de la ménopause, au moment où les menstruations sont irrégulières, ce symptôme est confondant et doit être évalué. De plus, les femmes qui prennent une hormonothérapie de substitution rapportent parfois des saignements durant les premiers mois du traitement :

  • des sécrétions vaginales anormales (non sanguines) ;
  • des crampes ou des douleurs au bas-ventre ;
  • des douleurs au moment d’uriner ;
  • des douleurs pendant les relations sexuelles.

Il est important de mentionner que ces symptômes peuvent concerner n’importe quel trouble du système reproducteur de la femme et ne sont donc pas propres au cancer de l’endomètre. Évidemment, il est important de se soumettre rapidement à un examen médical.

Traitements

Le choix du traitement dépend du stade d’évolution du cancer, du type de cancer (hormonodépendant ou non) et des risques de récidive. La plupart des femmes doivent subir une chirurgie afin de retirer l’utérus (une hystérectomie). La chirurgie est un moyen assez sûr d’éliminer le cancer. Certaines reçoivent aussi de la radiothérapie ou de la chimiothérapie, selon la gravité et l’étendue du cancer.

Le risque de récidive est plus élevé au cours des 3 années qui suivent le diagnostic. Une fois le traitement complété, il est conseillé de revoir son médecin ou son gynécologue pour un examen gynécologique tous les 3 ou 6 mois durant 2 ans.

Par la suite, un suivi annuel est généralement suffisant.