Il existe trois grands types de cancers thyroïdiens

  • La tumeur bénigne (adénomes folliculaires bénins)
  • La tumeur maligne (carcinomes différenciés folliculaires)
  • Les tumeurs papillaires (les tumeurs les plus fréquentes, qui représentent entre 60 et 80 % des cancers thyroïdiens). Il s’agit d’un réseau de petites papilles.

Qui est concerné ?

  • Les hommes et les femmes qui auraient subi une exposition de la thyroïde à des radiations ionisantes, en particulier pendant l’enfance (radiothérapie anticancéreuse de la tête et du cou, exposition à des substances radioactives…) ;
  • Ceux qui seraient affectés d’une autre maladie de la thyroïde comme un goitre ou un nodule, lorsque cette maladie n’est pas prise en charge médicalement ;
  • Enfin, les sujets ayant une prédisposition familiale comme la NEM de type 2 (ou NEM2) qui est une maladie héréditaire qui peut se manifester par le développement de tumeurs pouvant atteindre 3 glandes endocrines : la thyroïde (située dans le cou sous la pomme d’Adam), les parathyroïdes (situées dans le cou derrière la thyroïde), et les surrénales (situées au dessus des reins). Ainsi que la polypose adénomateuse familiale (PAF) qui est une affection héréditaire causée par une mutation génétique.

Symptômes

Pendant les premiers mois de la maladie, le cancer de la thyroïde passe inaperçu. Il n’existe malheureusement pas de test systématique de dépistage du cancer de la thyroïde. Dans 25 % des cas, le diagnostic est fait à l’occasion du suivi d’autres maladies de la thyroïde.
Lorsqu’il devient symptomatique, le cancer de la thyroïde peut provoquer :

– un nodule thyroïdien, c’est-à-dire une masse palpable ou visible à la base du cou. Néanmoins, 95 % des nodules thyroïdiens ne sont pas dus à un cancer. Les nodules thyroïdiens doivent néanmoins être régulièrement suivis par un médecin, en particulier chez les hommes pour lesquels le risque de nodule cancéreux est plus élevé. Un changement dans le volume, la consistance ou la sensibilité d’un nodule de la thyroïde impose une consultation médicale rapide.

  • l’apparition d’une voix rauque ;
  • des difficultés pour avaler ou pour respirer ;
  • des douleurs dans le cou ou la gorge ;
  • des ganglions lymphatiques gonflés à la base du cou.

Traitements

  • Actes de chirurgie ou thyroïdectomies
  • Le type de thyroïdectomie à privilégier fait toujours débat, en particulier en ce qui concerne la nécessité d’une thyroïdectomie totale ou subtotale pour les formes à plus bas risque. La thyroïdectomie totale (ou sub totale) doit être préférée dans les cancers papillaires de plus d’un centimètre.
  • Un curage ganglionnaire cervical peut être associé à la thyroïdectomie. Son caractère extensif dépend de l’envahissement ganglionnaire.

La guérison du cancer de la thyroïde est obtenue dans 90 % des cas. Elle est plus fréquente chez les sujets de moins de 45 ans porteur d’une tumeur de petite taille bien différenciée (la tumeur est différente des tissus sur lesquels elle est apparue), que chez les sujets plus âgés et porteurs de tumeurs plus grosses et peu différenciées (difficile de faire la différence entre la tumeur et le tissu infecté).

Chez les sujets à risque, ayant subi une irradiation de la thyroïde à dose élevée pendant l’enfance, il est recommandé de pratiquer une palpation et une échographie de la thyroïde tous les 1 à 2 ans. Un traitement par la thyroxine (hormone thyroïdienne de synthèse) peut être indiqué.