Qui est concerné ?

En ce qui concerne les accidents vasculaires cérébraux (AVC), il est usuel de parler de population à risque. Ces personnes répondent souvent à un ou plusieurs critères connus qui font planer un risque important d’AVC :

  • l’âge est un critère majeur et le risque d’un accident vasculaire cérébral augmente avec les années ;
  • l’origine ethnique intervient également. Les personnes des Premières nations ou d’ascendance africaine, hispanique et sud-asiatique ont, proportionnellement, plus d’individus ayant une pression artérielle élevée et du diabète. Facteurs aggravants pour le risque d’AVC ;
  • le risque d’un accident vasculaire cérébral est également accru si l’un des parents, un frère ou une sœur, a fait un accident vasculaire cérébral avant 65 ans ;
  • enfin, ce sont les hommes qui courent un plus grand risque d’accident vasculaire cérébral surtout, à âge égal, quand les femmes ne sont pas encore ménopausées.

 

Des personnes ayant des antécédents d’accident vasculaire cérébral ou d’accident ischémique transitoire (AIT) sont eux aussi très exposés. On estime que quelque 30 % des personnes qui ont subi un accident vasculaire cérébral ou un AIT feront un autre accident vasculaire cérébral dans les 5 années qui suivent.

 

On peut ajouté à ces critères « intrinsèques », des critères aggravants le risque, assez courants, surtout s’il n’y a pas de prise en charge ou d’action corrective :

  • une pression artérielle élevée ;
  • une maladie cardiaque ou une fibrillation auriculaire (des battements de cœur irréguliers) ;
  • un tabagisme durable ;
  • un diabète, surtout non stabilisé ;
  • un taux élevé de cholestérol, que l’on ne peut faire baisser ;
  • l’inactivité physique, et souvent, le surpoids que cela peut engendrer voire l’apparitions de certains des critères précédents ;
  • une forte consommation d’alcool ;
  • un stress important et continu.

 

Symptômes

Les symptômes d’un accident vasculaire cérébral apparaissent soudainement, et ne durent que quelques minutes ou quelques heures, mais rarement plus de 2 jours. Les AVC nécessitent une intervention très rapide pour sauver l’individu touché et tenter de limiter les dégâts qu’ils peuvent causer.

Tout un chacun devrait pouvoir reconnaître les 5 principaux symptômes d’un accident vasculaire cérébral et solliciter immédiatement des soins médicaux d’urgence :

  • une brusque paralysie ou un engourdissement atteignant le visage, un bras ou une jambe, la combinaison de deux voire des trois (habituellement sur un même côté du corps) ;
  • l’apparition soudaine d’un trouble de l’élocution ou d’une difficulté à comprendre son interlocuteur ;
  • la perte subite de la vue (là encore d’un œil seulement) ou une vision double ;
  • des étourdissements, des troubles de l’équilibre ou de la coordination, tout aussi soudains ;
  • des maux de tête violents et inhabituels survenant brusquement, sans cause apparente (souvent décrits comme « les pires maux de tête de ma vie »).

Un accident ischémique transitoire ou AIT est un  « mini » accident vasculaire cérébral. Il est causé par l’interruption passagère du débit sanguin vers le cerveau. Contrairement aux AVC, il n’y a pas d’hémorragie cérébrovasculaire. Les symptômes d’un AIT sont les mêmes que ceux d’un accident vasculaire cérébral, excepté qu’ils disparaissent en l’espace de quelques minutes ou de quelques heures, et qu’ils ne durent habituellement pas plus de 24 heures. Toutefois, des AIT réclament les mêmes soins médicaux immédiats que les accidents vasculaires cérébraux. Les AIT constituent des signes d’alerte importants d’un accident vasculaire cérébral éventuel. Des soins médicaux médicaux peuvent limiter les risques.

 

Traitements

Un traitement est primordial dans les toutes premières heures qui suivent la survenue d’un accident vasculaire cérébral afin de prévenir la formation de lésions cérébrales et d’une déficience motrice. La prise en main rapide par une équipe médicale peut favoriser la guérison. Les cellules du cerveau meurent lorsqu’elles sont privées d’irrigation et, par là même, d’oxygène. Les risques sont là dès les premières minutes.

Des soins médicaux d’urgence sont à mettre en oeuvre dès que vous ressentez des symptômes évoquant un accident vasculaire cérébral parce qu’il existe des traitements qui peuvent être donnés pour rétablir la circulation sanguine vers le cerveau et prévenir une aggravation des lésions cérébrales mais aussi contrôler le risque de récurrence d’AVC. Or, des études montrent que plus de 50 % des personnes victime d’un accident vasculaire cérébral arrivent à l’hôpital après plus de 3 heures. C’est malheureusement au cours de cette période qu’un traitement médicamenteux pourrait dissoudre un caillot et limiter les « dégâts ».

Ensuite, les traitements auront pour but de réduire le risque de récidive et d’autres viseront à « restaurer » ce qui aura souffert au cours de l’accident, c’est fréquemment le cas d’une rééducation appropriée.